dimanche 7 octobre 2012

Conversation après un enterrement de Yasmina Reza.

Oeuvre figurant au bulletin officiel, voilà quelques éléments de présentation. Et à défaut de pouvoir en présenter un extrait de bonne qualité, je propose l'intégralité de la pièce Art du même auteur, dont les dialogues sont particulièrement riches.

Art de Yasmina Reza - la pièce aux 2 Molières


Mise en abyme*.

Réflexion du jour : voilà quelques mois que je réfléchis à ce deuxième thème que nous impose le bulletin officiel et sur lequel il va falloir travailler, dès décembre, quand le thème du sport aura été exploité en long, en large et en travers. Je cherche depuis des mois des portes d'entrée, des axes de réflexion et je nourris quotidiennement mes deux sites de pistes permettant à tous les visiteurs d'y trouver des réponses à leurs questions.

Ces deux sites, j'y pense depuis longtemps, sont une vraie mise en abyme de ce deuxième thème. J'y partage mes idées, j'y travaille, sans n'avoir que rarement de retours. Comment parler alors d'échange puisque la majorité des visiteurs de passages restent dans l'anonymat, dans l'ombre, de l'autre côté de l'écran. Et pour aller plus loin sur ce chemin, je reviens en arrière, et je repense à mon objectif premier : créer une zone de "dialogue" avec mes étudiants, tous en formation en alternance, que je n'ai donc pas la chance de voir aussi régulièrement que d'autres.

Je voulais ce blog comme un salon de conversation. Il n'est jamais devenu ce que j'avais espéré. Tout d'abord car mes étudiants, pas toujours très concernés, y sont rares et ce sont d'ailleurs plus des enseignants qui viennent errer ici à la recherche de supports de cours ou de progressions. Ensuite parce que de dialogue, il n'y a pas. Il n'y a pas d'échange. Je produis et je donne sans savoir si je suis lue, sans savoir si cela est utile et en n'ayant que de rares retours. Les seuls éléments de "conversation" que je peux avoir se situent au niveau de mes statistiques, qui me permettent de savoir combien de visiteurs passent au quotidien, d'où ils viennent et comment ils sont arrivés ici. Les dites statistiques explosent à la veille des examens et en période de rentrée scolaire Mais ces lecteurs restent silencieux. Je me sens parfois comme "en vitrine", derrière une vitre, qui ne permet pas d'interactions. Il ne s'agit finalement que d'un monologue, pire, d'un dialogue à sens unique. Vox clamantis in deserto.

Et pourtant (comment l'expliquer), je continue. Sans doute car il s'agit finalement davantage d'une conversation avec moi-même. Comme l'est sans doute un blog pour beaucoup, qui y étalent leur quotidien, qui y structurent leur pensée, qui y notent des souvenirs, comme ils l'auraient fait autrefois dans un journal intime. L'intimité semble aujourd'hui disparaître bien que préservée artificiellement par cette "vitre" dont je parlais plus haut...

Je retrouve des bribes de cette réflexion sur quelques sites

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*La mise en abyme — également orthographié mise en abysme ou plus rarement mise en abîme1 — est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre du même type, par exemple en incrustant une image en elle-même

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jeudi 16 août 2012

Quelle place pour les langues à l'heure du numérique ?

Je suis retombée sur cet article sur le langage (traité ici sous l'angle du détour) qui me semble intéressant pour la question de notre deuxième thème "parole, échange, conversation et révolution numérique".

Et je me demande alors ce que deviennent nos chers dialectes et patois à l'heure où nous semblons tous "poker" et "liker" ?... Des langues mortes ? Pas si sur que ça !. Quelques pistes de réflexions :

Tout d'abord, on retrouve de nombreux sites qui cherchent à valoriser les traditions, la culture et les dialectes de leurs régions :

A l'inverse, on trouve également plusieurs articles qui semblent s'alarmer de la disparition de nos dialectes et de nos patois, au profit d'une langue unique et universelle :

dyn002_original_614_563_gif_2597444_7511923a7c390f397b1810ada3473c0fLa tour de Babel, selon A. Kircher.

jeudi 2 août 2012

Communiquer avec l'au-delà.

Loin de moi l'idée de proposer ici un article sur l'esotérisme et les inombrables expériences de communication avec l'au-delà. J'ai eu l'occasion d'écouter, il y a peu, une émission délicieuse sur France Inter qui évoquait, aevc humour et sérieux à la fois, la possibilité d'une communication avec une vie lointaine de notre planète. Cela m'a fait réfléchir à ces nombreuses oeuvres qui au fil du temps ont flirté avec la question. La fiction semble avoir souvent été fascinée par l'idée d'une communication nouvelle avec l'au-delà ou avec des formes de vie extra-trerretsre. Il est important de dissocier les deux puisqu'il s'agit là de données bien différentes, j'y vois cependant un lien, une question : pourquoi aller chercher l'échange, la conversation avec ceux qui ne sont pas ou plus de ce monde ?

Pour tenter de répondre à cette question, tout d'abord quelques oeuvres :

A travers cette liste non exhaustive, on observe les différentes méthodes utilisées pour communiquer avec l'au-delà ou avec les extra-terrestres : des gestes, des dessins, des signes, des outils. Voilà quelques références propres à ce type de communication et que l'on retrouve en pagaille dans les oeuvres précédemment citées :

ouija

Pour finir, une vidéo récente qui circule sur internet et qui montre les outils que les médiums peuvent utiliser aujourd'hui pour prédire l'avenir :